HOENN L'UNIVERS DE RUBIS OMEGA ET SAPHYR ALPHA

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355 356 Skelenox faucheuse et Teraclop le tsukumogami sandale

 

 

 

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Skelenox est un Shinigami (死神, littéralement « kami de la mort »), un terme utilisé au Japon originellement pour désigner les dieux psychopompes, c'est-à-dire les personnifications de la Mort, telle que la Faucheuse des traditions européennes. À la différence de celle-ci, le shinigami n'a pas qu'une représentation stéréotypée. Il est mis en scène dans de nombreuses fictions japonaises.

La traduction « dieu de la Mort » est peu appropriée, et on lui préfèrera donc le terme de « psychopompe ». Dans la mesure où il peut y avoir plusieurs shinigami, on ne peut rapprocher leur rôle de celui, par exemple, des dieux Izanami ou Hadès.

 

 

Dans le folklore occidental moderne, La Mort est généralement représentée comme un squelette portant une robe, une toge, noire avec capuche, éventuellement une grande faux. La Mort est alors connue sous le nom de « La Grande Faucheuse » ou tout simplement « La Faucheuse ». Ce symbole d'origine italienne est très présent durant tout le Moyen Âge et à la Renaissance, dans les peintures apocalyptiques et macabres comme celle de Pieter Bruegel l'Ancien (Le Triomphe de la Mort). À une époque où la peste noire faisait des ravages, la faucheuse représentait un être terrifiant venu happer les vivants d'un coup de lame. Les allégories de la mort ont été reprise maintes fois dans des œuvres plus récentes, notamment liées à la fantasy, avec la même symbolique qu'à leur origine.

 

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TERACLOP est un tsukumogami (en japonais : 付喪神, traduction approximative : "vieil objet esprit") est une sorte de yokai des croyances japonaises. 
Il est dit qu'un objet peut acquérir une âme et s'animer s'il atteint son 100ème anniversaire ; plus rarement il peut également prendre vie par rancoeur et par amertume s'il a été abandonné ou abîmé.

 

N'importe quel artefact est susceptible de se transformer en tsukumogami, y compris des objets ménagers tout-à-fait ordinaires. Pour cette raison, les tsukumogami présentent une très grande variété de formes et d'aspects. Ils gardent l'apparence de l'objet d'origine, mais possèdent en plus un visage (souvent représenté avec un oeil unique et une bouche grande ouverte, tirant la langue), des jambes, des bras... 
Les tsukumogami sont de nature maléfique ; ils hantent les êtres humains et leurs jouent des tours pendables, allant même jusqu'à les blesser ou à les tuer.

Dans le folklore japonaise, les tsukumogami sont très clairement assimilés à des esprits ou à des êtres surnaturels ; comme ils sont conscients et vivants, ils sont différents des objets magiques ou enchantés.

Des cérémonies étaient -et sont toujours- effectuées dans certains sanctuaires shintoïste, pour apaiser la colère des objets cassés ou devenus inutiles. C'est notamment le cas de la fête Hari-Kuyou (針供養), qui a lieu chaque année le 8 février et qui est une sorte de rituel funéraire en l'honneur des aiguilles à coudre. Les vieilles aiguilles usagées sont incluses dans un bloc de tofu ou de konnyaku (gelée végétale) et offertes à un temple, qui se chargera de les exorciser.

Sachant que chaque objet de la vie quotidienne peut potentiellement se changer en tsukumogami, il en existe théoriquement une infinité. Certains types de tsukumogami sont cependant particulièrement célèbres :

Karakasa ou kasa-obake (唐傘) : tsukumogami des ombrelles, typiquement décrites avec un unique oeil, tirant la langue et avec une jambe à la place du manche. C'est probablement le tsukumogami le plus célèbre, il apparaît encore très fréquemment dans les films d'horreur asiatiques et dans les bandes dessinées. 
Bakezōri (化け草履) : tsukumogami des sandales japonaises zōri, traditionnellement faites en paille de riz. Elles ont deux bras et deux jambes, ainsi qu'un oeil unique et une bouche au milieu de la semelle. Elles courent à travers la maison la nuit, en chantant "kararin, kororin, kankororin !". 
Chōchin'obake (提灯お化け) : tsukumogami des lanternes japonaises en papier (chōchin). Elles sont dépeintes de manières variées, le plus souvent avec un visage et une bouche grande ouverte, plus rarement avec des membres. 
Cette liste n'est cependant pas exhaustive. On peut également citer les biwa-yanagi (tsukumogami des biwa, luths japonais), les morinji-no-okama (théières), les furu-utsubo (jarres à sake), les zorigami (horloges)... 
La plupart de ces tsukumogami ont été popularisés (voire créés de toute pièce pour certains) par les peintres et les dessinateurs de l'ère Edo (1603-1868), qui mirent en image un très grand nombre de coutumes et croyances japonaises. On doit notamment à ces artistes les noms et le design particulier des tsukumogami, qui font maintenant parti de la tradition. 



29/09/2013
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